Balade découverte : Silenrieux, la bataille de 1794

Juil 26, 2021

C’est parti pour la deuxième partie de nos balades découvertes dans notre Entité cerfontainoise et c’est à Silenrieux que cela a démarré.

Emmenant un groupe de 4 participants, le départ a été donné depuis le parking du Noupré avec l’habituel prologue et l’explication de 10 dates importantes dans l’histoire du village, dont celle de l’an 1700, quand le Prince-Évêque de Liège en personne est venu loger à Silenrieux. Ceci fait, le groupe a alors pu démarrer la balade.

Le tour proposé par notre animateur.

Passant par le centre de la localité et ses petites ruelles, c’est l’église locale construite en 1867 qui a été expliquée. Dédiée à Sainte-Anne, par laquelle il y a une véritable dévotion à Silenrieux, cette église a subi les affres de la guerre, surtout en 1940, quand après le bombardement du centre du village, elle a été rendue impropre au culte, car très endommagée. Des dégâts qui ont forcé les autorités communales et la fabrique d’église à effectuer un très gros lifting de l’établissement en 1982.

L’église avant son lifting.

Le groupe a ensuite remonté la rue Royale pour entrer dans le cimetière. Celui-ci n’étant pas le premier, le village ayant eu un cimetière celtique et 2 autres cimetières chrétiens au lieu-dit « le Paradis » et bien entendu, autour de l’ancienne église dans le centre de Silenrieux.

Retrouvant la route du tour Sainte-Anne, Tommy a emmené son petit groupe vers la chapelle Sainte-Anne, isolée le long de la grande route. Lieu de culte très important pour les locaux, cette chapelle est un incontournable pour la marche folklorique, mais aussi le carnaval. Situé à la frontière avec le village de Boussu-Lez-Walcourt, l’édifice religieux a aussi côtoyé la guerre comme en 1944 quand les Américains libérateurs avaient placé leurs canons d’artilleries tout autour dans les champs.

La chapelle Sainte-Anne.

Les promeneurs sont ensuite partis vers les hauteurs du lieu-dit « Les Spèches » pour redescendre une route sinueuse appelée « le petit Poggio. » Notre animateur en profitant pour raconter l’histoire de Boussu-Lez-Walcourt, le village voisin. Longtemps territoire français, Boussu-Lez-Walcourt doit son nom au latin « Buxus » qui désigne un taillis de buis. Le petit mot « Lez » voulant dire « à côté de… »

Notre animateur s’est attaqué ensuite à un gros dossier, la bataille de Silenrieux du 26 avril 1794. Très détaillée, cette bataille s’est déroulée dans le cadre de la guerre de la première coalition entre les armées françaises des Ardennes et l’armée autrichienne. Devant rejoindre les troupes de l’armée française du nord se trouvant du côté de Beaumont, la bataille de Silenrieux a été inévitable. Partant des collines de Nazareth, un assaut violent a été donné dans le centre du village, menant notamment les hommes à des combats à la baïonnette.  Cet assaut avait été protégé au Nord dans les environs de la rue de la Pisselotte par des grenadiers, et au sud, du côté de Féronval, par de l’infanterie légère. La victoire s’est tournée du côté français qui permit de mettre en place la bataille décisive de Fleurus deux mois plus tard.

Le groupe a repris sa route en longeant le canal de l’Eau d’Heure construit lors de la création des barrages et qui permet à l’eau qui sort du déversoir de retrouver un rythme calme. Tournant ensuite vers la gauche et la rue du Beaupont, l’étymologie de Silenrieux a été abordée avant l’arrivée au monument aux morts local, où la balade s’est terminée.

L’évolution du monument aux morts.

Notre animateur remercie les quatre participants de cette promenade et donne déjà rendez-vous pour la prochaine qui aura lieu le samedi 28 août à Villers-Deux-Églises. Vous pouvez déjà vous inscrire en contactant Tommy au 0471/011342.